Est-il vraiment question d’une 2e vague ?

Depuis le début de mois de septembre, nous entendons que le nombre de cas n’augmente pas en raison de l’augmentation du nombre de tests.
Or une comparaison des courbes du nombre de cas et du nombre de tests présentent des similitudes pour le moins curieuse…

La question de la fiabilité des tests PCR a été plusieurs fois évoquée sur ce blog, voir le tag Test PCR, en particulier l’explication qui en est faite par l’université d’Oxford et la première alerte levée par l’Université d’Harvard.

La conclusion en était alors simple, le test PCR peut être signifiant si et seulement si le nombre de cycles d’amplifications est indiqué ET n’est pas élevé (pas plus de 30).

Le CT, Cycle Threshold, correspond au nombre de cycles d’amplifications du génome dans l’échantillon nécessaire pour parvenir à le détecter.
Moins l’échantillon contient de génome du virus, plus il sera nécessaire de l’amplifier pour parvenir à le détecter.
À l’inverse, un échantillon dans lequel le virus est très présent nécessitera moins de cycle d’amplifications pour être détecté.
Au delà de 30 amplifications, le test n’est plus considéré comme étant fiable.

Dans un fact checking maladroit, Libération essayera pourtant en septembre de démontrer que la polémique est infondée.
Libération – Tests RT-PCR : est-il vrai que 90% des patients positifs ne sont pas contagieux ?
Temps de lecture: 5-7 minutes.

Libération essayera tout d’abord de décrédibiliser les résultats de Harvard, avant d’avouer que la France utilise des cycles d’amplifications entre 35 et 45.

Au final, pour quiconque connaît les biais de ces tests PCR, l’article de Libération ne fera que confirmer que les tests pratiqués en France ne sont pas suffisamment fiables.

Il est amusant de constater que l’étude de Harvard faisait état de 90% de faux positifs pour des tests avec un CT de 40, alors qu’en France, le CT étant entre 35 et 45, ça donne une valeur moyenne de 40…

Quant à ce cycle d’amplification, s’il était de 35 à 45 en septembre, on ne connaît pas son évolution à ce jour puisque c’est une information qui n’est toujours pas disponible, quand bien même indispensable pour l’analyse du résultat.


Les médias n’ont eu de cesse de nous dire que non, l’augmentation du nombre de cas n’est pas liée à l’augmentation du nombre de tests.
Néanmoins, les courbes de nombre de cas et de nombre de tests sont étrangement similaires…

Courbe du nombre de tests (source)
Courbe du nombre de cas (source)

D’un premier coup d’œil on aperçoit bien évidemment le pic de la 2e vague. Ce qui est en revanche plus troublant, c’est que ce pic est visible au même moment sur la courbe des cas ET la courbe des tests !

En regardant de plus près quelques dates clés reportées sur les courbes, on commence à apercevoir des éléments troublants.

Tout d’abord, on remarque que si la fréquence des tests a augmenté dès la fin juin, le nombre de cas n’a lui commencé à augmenter qu’à partir de la fin juillet. Sans pour autant amorcer une augmentation importante.

  • 16 août

Le premier palier intervient ce 16 août avec une augmentation très marquée du nombre de tests.
Cette augmentation est certainement liée à un arrêté du 10 août autorisant les laboratoires ne disposant pas d’assez de personnel qualifié à faire appel à du personnel moins qualifié pour effectuer les tests (source).

Malgré une augmentation importante du nombre de tests, le nombre de cas positifs détectés continuera son ascension au même rythme.

  • 7 septembre

Le 7 septembre marque un second palier dans l’augmentation toujours plus importante du nombre de tests, suite à l’annonce le 27 août par Olivier Veran de monter, à court terme, à 1 million de tests par semaine dans les laboratoires (source).

Le nombre de tests par jour augmente donc encore plus vite, le nombre de cas continue mécaniquement son augmentation inévitable. Mais toujours au même rythme.

  • 16 septembre

Ce qui devait arriver arriva, à force de demander toujours plus aux laboratoires, le système sature. Les employés des laboratoires disent stop, il n’est plus possible de tester toujours plus et tout le monde sans distinction (source).
Le nombre de tests par jour va alors subitement atteindre un sommet avant de s’écrouler dans les jours suivant.

L’effet sur le nombre de cas ne se fera sentir que partiellement 2 semaines après, le 1er octobre.

L’explication logique de ce faible impact sur le nombre de cas est évidemment l’arrivée de la 2e vague avec un virus omniprésent.

Mais il s’avère que si on regarde la courbe de positivité des tests, un effet étrange peut être constaté.

Courbe du positivité des tests (source)

Entre le 7 et le 16 septembre, le taux de positivité des tests avait stagné alors que le nombre de tests avait largement augmenté. Il repartira à la hausse après le 16 septembre, alors que le nombre de tests diminue fortement.

Si on peut bien évidemment penser que la hausse est en raison de l’arrivée de la 2e vague, on ne peut pas balayer d’un revers de la main l’étrange occurrence de ce plateau la précédent.

Considérant que le taux de positivité d’un test PCR est directement lié au nombre de cycles d’amplifications (CT), donnée qui n’est pas transmise, on peut s’interroger…
Si on avait voulu maintenir la pression sur le sentiment de peur des citoyens, alors que le taux de positivité était stable, et le nombre de tests en baisse, augmenter le CT aurait permis de maintenir un nombre de cas positif en constante augmentation.
Or le nombre de cas a effectivement continué à augmenter…

  • 5 octobre

Le 5 octobre est marqué par une augmentation impressionnante du nombre de cas, la 2e vague est là ! Elle entraînera dans son sillage le couvre-feu et par la suite le 2e confinement.

Mais il s’avère que cette augmentation brutale du nombre de cas est accompagnée au même moment par une augmentation tout aussi brutale du nombre de tests et de leur positivité, dont on ne connaît toujours pas le CT retenu.
Curieuse coïncidence…

Que s’est-il passé ?
Suite à la saturation des laboratoires, le gouvernement a pris la décision de prioriser les tests, de les réserver en priorité aux asymptomatiques et aux cas contacts (source). Mais en même temps, la campagne massive de tests accessibles à tous et gratuits coûtent très cher à l’Assurance Maladie et fait polémique (source).

Si la solution adoptée aura bien pour effet de soulager les laboratoires, ce n’est pas le cas du déficit de l’Assurance Maladie, puisque le gouvernement, en plus de prioriser les tests, va mettre en place des centres de dépistage et de diagnostic Covid pour accueillir encore plus de personnes et finalement augmenter encore la cadence des tests (source).

Le résultat, encore plus de tests, encore plus de cas et toujours pas d’information sur le CT retenu pour un cas dit “positif”.
Toujours pas de transparence sur la validité des tests donc…

Cette augmentation brutale du nombre de cas ET du nombre de tests, sera la “2e vague” tant attendue.

  • 3 novembre

Quelques jours après l’entrée en vigueur du confinement, les premiers effets semblent se faire sentir puisque le nombre de cas stagne enfin avant de s’effondrer. Bien entendu, c’est officiellement grâce au sacrifice de 70 millions de français (source).

Rien d’autre ? Vraiment ?

On savait pourtant que la présence du virus commençait déjà à se raréfier avant même l’entrée en vigueur du couvre-feu ! (source)
De plus si on regarde bien, le taux de positivité des tests PCR avait atteint un plateau dès le 28 octobre.

Que s’est-il donc véritablement passé en ce début de mois de novembre ?
On ne peut que supposer, sans information fiable et détaillée sur les tests PCR…


Ce que l’on sait, c’est que les tests ne sont plus fait seulement en laboratoire depuis le 5 octobre, date à laquelle le nombre de cas, le nombre de tests et leur positivité augmentent en flèche. Le tout dans une opacité totale.

Pourtant, on sait que la circulation était en baisse avérée depuis le 17 octobre (source).
Le risque évident était donc de voir le nombre de cas détectés chuter et donc la 2e vague pourrait alors ne pas avoir été si grave qu’annoncée.

Puisque la circulation du virus était en baisse, nous devrions avoir vu le nombre de cas baisser, ça n’a pas été le cas.

Maintenant, posons nous la question simplement, si on avait voulu maintenir la population dans la peur et s’assurer que le vaccin serait le Graal qui nous sauverait tous, quel aurait été le meilleur moyen à la disposition du gouvernement ?

Ce n’est, bien entendu, qu’une supposition, mais…
Face à une décroissance déjà connue du virus, en augmentant le nombre de tests PCR ainsi que le CT retenu on peut tout à fait faire augmenter artificiellement le nombre de cas positifs et maintenir ainsi l’illusion d’une 2e vague, qui aboutira à un confinement.
Le CT n’étant de toute manière pas communiqué, la population ne peut pas percevoir la supercherie.
Mais quid du 28 octobre alors ? L’augmentation du CT a certainement ses limites, on peut raisonnablement imaginer que le 28 octobre on avait atteint une amplification (CT) tellement élevée qu’on ne pouvait plus aller plus haut sans éveiller des soupçons.
Cela expliquerait le plateau atteint, avant de prendre la décision de réduire le nombre de tests ainsi que leur CT pour faire croire à une décroissance artificielle de la 2e vague.

Si cela n’est que pure conjecture, cela expliquerait toutefois parfaitement la similitude des courbes de cas, de tests, et de positivité alors qu’on savait déjà que le virus reculait.
On peut le constater aisément sur ce graphique qui rassemble les 3 courbes

À ce jour, les chiffres du 5 décembre sont disponibles et on aperçoit une stagnation du nombre de cas positifs qui correspond là encore à une stagnation du nombre de tests et de leur positivité.
Si on voulait faire croire que le virus n’a pas tout à fait disparu et qu’il faut être prudent avant Noël et la 3e vague déjà prophétisée, on ne s’y prendrait pas autrement…
Covid-19 : «Il y a un risque de troisième vague», alerte Gabriel Attal


Cette démonstration n’a pas pour objectif de dire que le covid n’existe pas ou qu’il n’est pas réapparu cet automne, Raoult et d’autres scientifiques ont prouvé la présence du virus dans le pays.

Mais considérant qu’avec des tests PCR avec des CT de 35 à 45 en France en septembre, on avait déjà près de 90% de faux positif, et que ce CT n’est jamais communiqué, il n’est pas difficile d’imaginer que le CT ait pu servir de variable d’ajustement pour nous faire croire à une violente 2e vague de covid-19 là où le virus a sans doute simplement rejoint les autres coronavirus dans la catégorie des virus du rhume non dangereux.
Gageons que sans toutes ces manipulations, la seconde vague n’aurait sans doute été qu’un remous insignifiant.

Cela expliquerait du moins les courbes dont les variations sont calquées les unes sur les autres, à contre courant de la circulation du virus effectivement constatée (source).

Quand on sait également que les hospitalisations (source) et les morts (source) du covid sont également basés sur ces mêmes tests PCR fallacieux, difficile de mettre de côté ces 90%, voir plus, de cas positifs qui ne l’était probablement pas…

Concluons avec une citation du Dr Philippe Gorny:

Certains experts s’en inquiètent : la PCR serait-elle intentionnellement utilisée pour multiplier le nombre de cas ? Et si oui, dans quel but ?

Dr Philippe Gorny

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