La mémoire du passeport et de la liberté surveillée

Il ne faut jamais oublier notre propre histoire, les humains n’ont pas changés, et les autocrates qui prennent le pouvoir des états restent toujours les mêmes.
Le passeport sanitaire n’a jamais été pensé comme un outil de santé publique.

Historia – La mémoire du passeport et de la liberté surveillée
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Et puis les religions, quand elles se sont radicalisées, ont inventé les signes distinctifs et discriminatoires qui servaient à persécuter ceux qui étaient obligés de les porter.

Jean-Pierre Guéno pour Historia

Progressivement, au XIXe siècle, l’usage du passeport permit aux États de lutter contre le socialisme montant, contre les migrations, contre les étrangers et pour « préserver l’ordre public ». Le consulat puis Napoléon Ier et Napoléon III imposèrent l’utilisation en France du « livret ouvrier », afin de « domestiquer le nomadisme des ouvriers ».

Jean-Pierre Guéno pour Historia

Ils étaient traités comme d’anciens bagnards ou d’anciens repris de justice, en « liberté » très surveillée. Longtemps, ce livret a été confisqué par le patron de l’ouvrier qui perdait sa liberté de le quitter.

Jean-Pierre Guéno pour Historia

Il est bien clair que les « passeports » et les badges distinctifs en tout genre n’ont jamais cessé de constituer des outils de guerres religieuses, ethniques, sociales ou migratoires. On comprend mieux pourquoi toute mise en fiche des individus à l’ère du big data, et plus récemment, la notion de « pass sanitaire », chère à notre président de la République, soulèvent des inquiétudes et des états d’âme.

Jean-Pierre Guéno pour Historia

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